Accéder au contenu principal

Articles

Sélection

Stendhal l'italien, par Emmanuel de Waresquiel

Des résidences secondaires de l’esprit, naissent des voluptés sans vacances. Le retrait y est la règle, lire le plaisir, le soleil la récompense. C’est le lieu des passions accordées. Les raconter suppose une connivence propice à la remémoration. C’est pourquoi, au seuil de ses pages sur Stendhal, Emmanuel de Waresquiel use avec pudeur du terme d’ « essai ». Il feint de s’excuser du peu de valeur scientifique de son entreprise. Mais entre-t-on dans le lit d’une dame avec des éprouvettes et son microscope ? Le lecteur de J’ai tant vu le soleil ne pourra s’y tromper, ce n’est pas à une tentative ni à une démonstration qu’il est convié, mais à une promenade amoureuse, où l’on bavarde avec soi-même d’une personne plaisante : « Arrigo Beyle, Milanese ». « J’aime l’écrivain et donc j’aime l’homme », avoue tout bonnement le grand historien, spécialiste de la Révolution, l’Empire et la Restauration, et auteur d’études sur Talleyrand ou Fouc...

Derniers articles